Kurgan
15/11/2007, 17h06
Bon, ça commence...
http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/media/2007/11/20071108-090808-g.jpg
Faisant bande à part, trois associations étudiantes de l'UQAM ont décidé de déclencher une grève pour dénoncer le dégel des frais de scolarité et la crise financière qui secoue l'établissement.
Reconnue pour être plus revendicatrice, l'Association facultaire étudiante des sciences humaines de l'UQAM (AFESH) a obtenu un mandat de grève illimité de ses étudiants.
Quant aux membres de l'Association facultaire des étudiants en art et de l'Association facultaire des étudiants en lettres, langues et communications, ils n'iront pas à leurs cours pour une semaine, soit jusqu'au 19 novembre.
Leur mandat de grève pourrait cependant être reconduit pour une période plus longue.
«Le plan de redressement est tout simplement inacceptable! Il n'est pas question de laisser la qualité et l'accessibilité de l'UQAM être hypothéquées», a lancé Alexandre Leduc, secrétaire de coordination à l'AFESH.
En tout, plus de 12 000 étudiants débraieront pour manifester leur mécontentement. Pendant le débrayage, les cours seront suspendus et devront être repris à la suite d'une entente avec les professeurs.
Le conflit étudiant qui s'amorce est circonscrit à l'UQAM. Bon nombre des associations étudiantes des réseaux collégial et universitaire n'ont pas réussi à mobiliser leurs troupes.
«Je ne pense pas que notre grève va passer inaperçue. Il y a une bonne masse d'étudiants à l'UQAM qui se sont mobilisés», affirme Valérie-Reine Marcil, attachée de presse de l'AFESH.
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Ça continue...
http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/media/2007/11/20071114-055506-g.jpg
Les dégâts sont importants, comme on le voit sur ce cliché, où une partie du plafond d’une classe a été arrachée.
Chaises, bureaux, machines distributrices, tableaux: le mobilier de classe s'est transformé en barricade lors d'une manifestation d'étudiants en grève qui ont assiégé un pavillon de l'UQAM en pleine nuit, forçant l'intervention des policiers.
C'était la deuxième fois en moins de 24 heures que la police de Montréal était appelée à l'UQAM pour du grabuge fait par des étudiants en grève pour une semaine.
Plus tôt en après-midi lundi, Claude Corbo, vraisemblablement futur recteur de l'institution, a dû se réfugier dans un local après avoir tenté de franchir le piquet de grève devant sa salle de cours.
Pots de peinture
Quelques heures plus tard, vers 23h30, la direction de l'UQAM a demandé à une centaine d'étudiants qui avaient investi le deuxième étage du pavillon Hubert-Aquin de quitter les lieux, mais en vain.
Appelés en renfort, les policiers ont eu du mal à intercepter les étudiants qui avaient bloqué des corridors, des portes et des escaliers à l'aide de mobilier de classe. Des pots de peinture ont aussi été lancés sur les murs et des portes ont été enchaînées, ont rapporté la direction de l'UQAM et les policiers.
Selon la porte-parole des étudiants de l'UQAM, Emmanuelle Sirois, il s'agirait toutefois de dessins faits à la gouache et à la craie, facilement nettoyables.
Grabuge exagéré?
«À certains endroits, les étudiants ont complètement rempli une cage d'escalier et fait une barricade de 25 pieds de long», a déploré Daniel Hébert, directeur des communications de l'UQAM, qui a vivement déploré l'incident qui a fait plusieurs milliers de dollars de dommages.
Secrétaire aux communications de l'Association pour une solidarité étudiante (ASSÉ), Hubert Gendron- Blais a condamné l'attitude de l'UQAM «qui a fait appel à la police deux fois dans la même journée contre la mobilisation étudiante».
Selon ce dernier, la situation de grabuge rapportée par les autorités de l'université et la police est exagérée. «Il n'y a eu aucun bris de matériel», assure-t-il.
Cinq des sept associations facultaires de l'UQAM sont en grève pour dénoncer le sous-financement des universités et le plan de redressement proposé pour sortir l'établissement de sa mauvaise posture.
Plusieurs manifestations des associations étudiantes collégiales et universitaires sont à prévoir cette semaine, dont un grand rassemblement qui aura lieu le 15 novembre à Montréal.
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Et voilà, la merde est installée pour des semaines et des milliers de dollars de dommages...
http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/media/2007/11/20071115-054000-g.jpghttp://www.ledevoir.com/2007/11/15/images/bru_jn_151107.jpg
Les dizaines de policiers qui ont mis un terme au siège se sont fait lancer des bouteilles de bière remplies de peinture et des bâtons de bois.
Bière coulant à flots, joints de cannabis en abondance, vandalisme gratuit. Le siège au Cégep du Vieux- Montréal a caché un véritable party, a constaté Le Journal de Montréal, en passant la nuit incognito parmi les étudiants.
Une ambiance festive régnait dans l'établissement de la rue Ontario dans la nuit de mardi à hier, alors que les étudiants tentaient d'organiser un bed-in dans le cégep.
La plupart des étudiants présents, qui provenaient du Cégep du Vieux-Montréal, de l'UQAM et d'autres cégeps, avaient une bière à la main tandis que de nombreux joints de pot faisaient le tour des jeunes.
Des dizaines de caisses de bière étaient dispersées à l'extérieur et à l'intérieur du cégep. Même pendant l'intervention des policiers, certains jeunes continuaient à boire sans se faire de soucis.
Projectiles
Après avoir bu la bière qu'elles contenaient, des manifestants se sont servis des bouteilles pour les remplir de peinture jaune et les lancer sur les policiers venus les déloger.
Selon le responsable général de l'Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal, François Pinet-Forcier, la consommation de drogue et d'alcool n'a pas affecté la crédibilité des étudiants dans leurs revendications.
«L'objectif, à la base, c'était de dormir au cégep et que ce soit festif. À mon avis, il y a des choses plus graves que ça», juge-t-il.
Avocat disponible
Déterminés à affronter les forces policières, les manifestants étaient très bien organisés. D'abord, une représentante étudiante avait pour mandat d'inscrire au crayon feutre sur la main des «camarades» le numéro d'un avocat au cas où ils seraient arrêtés.
«J'ai passé la nuit au téléphone», a fait remarquer Me Denis Poitras, à qui les étudiants avaient demandé de rester disponible à l'occasion de la manifestation.
Muni de gants de chirurgie et d'une trousse médicale, un étudiant, qui s'était fabriqué une croix rouge pour être facilement repérable, informait aussi les jeunes qu'ils pouvaient venir le voir s'ils recevaient du poivre de Cayenne dans les yeux.
Question de rassurer les troupes, des leaders du groupe étudiant ont expliqué aux manifestants la stratégie à adopter pour tenir le siège. «Voir les policiers arriver avec leur matraque, c'est intimidant. Mais il ne faut pas avoir peur. C'est ça qu'ils veulent», a lancé un étudiant.
Retournez en classe!
Interpellée hier matin au sujet des manifestations qui se multiplient cette semaine, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a prié les étudiants de retourner en classe.
«Le gel des frais de scolarité a été très long. Il faut être réaliste; tous doivent participer», a-t-elle indiqué, ajoutant qu'il est hors de question de ne pas augmenter la facture des étudiants comme prévu.
Étudiants en grève
Des milliers d'étudiants manifestent cette semaine contre la hausse des droits de scolarité, le sous-financement du réseau post-secondaire et le plan de redressement destiné à sortir l'UQAM de sa crise financière.
# En grève hier: 42 875 étudiants de 26 associations
# En grève aujourd'hui: 57 781 étudiants de 36 associations
# En grève demain: 38 347 étudiants de 20 associations
http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/media/2007/11/20071108-090808-g.jpg
Faisant bande à part, trois associations étudiantes de l'UQAM ont décidé de déclencher une grève pour dénoncer le dégel des frais de scolarité et la crise financière qui secoue l'établissement.
Reconnue pour être plus revendicatrice, l'Association facultaire étudiante des sciences humaines de l'UQAM (AFESH) a obtenu un mandat de grève illimité de ses étudiants.
Quant aux membres de l'Association facultaire des étudiants en art et de l'Association facultaire des étudiants en lettres, langues et communications, ils n'iront pas à leurs cours pour une semaine, soit jusqu'au 19 novembre.
Leur mandat de grève pourrait cependant être reconduit pour une période plus longue.
«Le plan de redressement est tout simplement inacceptable! Il n'est pas question de laisser la qualité et l'accessibilité de l'UQAM être hypothéquées», a lancé Alexandre Leduc, secrétaire de coordination à l'AFESH.
En tout, plus de 12 000 étudiants débraieront pour manifester leur mécontentement. Pendant le débrayage, les cours seront suspendus et devront être repris à la suite d'une entente avec les professeurs.
Le conflit étudiant qui s'amorce est circonscrit à l'UQAM. Bon nombre des associations étudiantes des réseaux collégial et universitaire n'ont pas réussi à mobiliser leurs troupes.
«Je ne pense pas que notre grève va passer inaperçue. Il y a une bonne masse d'étudiants à l'UQAM qui se sont mobilisés», affirme Valérie-Reine Marcil, attachée de presse de l'AFESH.
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Ça continue...
http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/media/2007/11/20071114-055506-g.jpg
Les dégâts sont importants, comme on le voit sur ce cliché, où une partie du plafond d’une classe a été arrachée.
Chaises, bureaux, machines distributrices, tableaux: le mobilier de classe s'est transformé en barricade lors d'une manifestation d'étudiants en grève qui ont assiégé un pavillon de l'UQAM en pleine nuit, forçant l'intervention des policiers.
C'était la deuxième fois en moins de 24 heures que la police de Montréal était appelée à l'UQAM pour du grabuge fait par des étudiants en grève pour une semaine.
Plus tôt en après-midi lundi, Claude Corbo, vraisemblablement futur recteur de l'institution, a dû se réfugier dans un local après avoir tenté de franchir le piquet de grève devant sa salle de cours.
Pots de peinture
Quelques heures plus tard, vers 23h30, la direction de l'UQAM a demandé à une centaine d'étudiants qui avaient investi le deuxième étage du pavillon Hubert-Aquin de quitter les lieux, mais en vain.
Appelés en renfort, les policiers ont eu du mal à intercepter les étudiants qui avaient bloqué des corridors, des portes et des escaliers à l'aide de mobilier de classe. Des pots de peinture ont aussi été lancés sur les murs et des portes ont été enchaînées, ont rapporté la direction de l'UQAM et les policiers.
Selon la porte-parole des étudiants de l'UQAM, Emmanuelle Sirois, il s'agirait toutefois de dessins faits à la gouache et à la craie, facilement nettoyables.
Grabuge exagéré?
«À certains endroits, les étudiants ont complètement rempli une cage d'escalier et fait une barricade de 25 pieds de long», a déploré Daniel Hébert, directeur des communications de l'UQAM, qui a vivement déploré l'incident qui a fait plusieurs milliers de dollars de dommages.
Secrétaire aux communications de l'Association pour une solidarité étudiante (ASSÉ), Hubert Gendron- Blais a condamné l'attitude de l'UQAM «qui a fait appel à la police deux fois dans la même journée contre la mobilisation étudiante».
Selon ce dernier, la situation de grabuge rapportée par les autorités de l'université et la police est exagérée. «Il n'y a eu aucun bris de matériel», assure-t-il.
Cinq des sept associations facultaires de l'UQAM sont en grève pour dénoncer le sous-financement des universités et le plan de redressement proposé pour sortir l'établissement de sa mauvaise posture.
Plusieurs manifestations des associations étudiantes collégiales et universitaires sont à prévoir cette semaine, dont un grand rassemblement qui aura lieu le 15 novembre à Montréal.
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Et voilà, la merde est installée pour des semaines et des milliers de dollars de dommages...
http://www.canoe.com/archives/infos/quebeccanada/media/2007/11/20071115-054000-g.jpghttp://www.ledevoir.com/2007/11/15/images/bru_jn_151107.jpg
Les dizaines de policiers qui ont mis un terme au siège se sont fait lancer des bouteilles de bière remplies de peinture et des bâtons de bois.
Bière coulant à flots, joints de cannabis en abondance, vandalisme gratuit. Le siège au Cégep du Vieux- Montréal a caché un véritable party, a constaté Le Journal de Montréal, en passant la nuit incognito parmi les étudiants.
Une ambiance festive régnait dans l'établissement de la rue Ontario dans la nuit de mardi à hier, alors que les étudiants tentaient d'organiser un bed-in dans le cégep.
La plupart des étudiants présents, qui provenaient du Cégep du Vieux-Montréal, de l'UQAM et d'autres cégeps, avaient une bière à la main tandis que de nombreux joints de pot faisaient le tour des jeunes.
Des dizaines de caisses de bière étaient dispersées à l'extérieur et à l'intérieur du cégep. Même pendant l'intervention des policiers, certains jeunes continuaient à boire sans se faire de soucis.
Projectiles
Après avoir bu la bière qu'elles contenaient, des manifestants se sont servis des bouteilles pour les remplir de peinture jaune et les lancer sur les policiers venus les déloger.
Selon le responsable général de l'Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal, François Pinet-Forcier, la consommation de drogue et d'alcool n'a pas affecté la crédibilité des étudiants dans leurs revendications.
«L'objectif, à la base, c'était de dormir au cégep et que ce soit festif. À mon avis, il y a des choses plus graves que ça», juge-t-il.
Avocat disponible
Déterminés à affronter les forces policières, les manifestants étaient très bien organisés. D'abord, une représentante étudiante avait pour mandat d'inscrire au crayon feutre sur la main des «camarades» le numéro d'un avocat au cas où ils seraient arrêtés.
«J'ai passé la nuit au téléphone», a fait remarquer Me Denis Poitras, à qui les étudiants avaient demandé de rester disponible à l'occasion de la manifestation.
Muni de gants de chirurgie et d'une trousse médicale, un étudiant, qui s'était fabriqué une croix rouge pour être facilement repérable, informait aussi les jeunes qu'ils pouvaient venir le voir s'ils recevaient du poivre de Cayenne dans les yeux.
Question de rassurer les troupes, des leaders du groupe étudiant ont expliqué aux manifestants la stratégie à adopter pour tenir le siège. «Voir les policiers arriver avec leur matraque, c'est intimidant. Mais il ne faut pas avoir peur. C'est ça qu'ils veulent», a lancé un étudiant.
Retournez en classe!
Interpellée hier matin au sujet des manifestations qui se multiplient cette semaine, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a prié les étudiants de retourner en classe.
«Le gel des frais de scolarité a été très long. Il faut être réaliste; tous doivent participer», a-t-elle indiqué, ajoutant qu'il est hors de question de ne pas augmenter la facture des étudiants comme prévu.
Étudiants en grève
Des milliers d'étudiants manifestent cette semaine contre la hausse des droits de scolarité, le sous-financement du réseau post-secondaire et le plan de redressement destiné à sortir l'UQAM de sa crise financière.
# En grève hier: 42 875 étudiants de 26 associations
# En grève aujourd'hui: 57 781 étudiants de 36 associations
# En grève demain: 38 347 étudiants de 20 associations